Premières lignes #5.

J’ai décidé de démarrer ce rendez-vous car si je fais ce blog, c’est avant tout pour partager. Bien souvent pour me décider avant d’acheter un livre, je regarde la couverture, le résumé et lis les premières lignes pour me faire une idée du style de l’auteur. Ce rendez-vous a été initié par le blog Ma Lecturothèque , j’ai donc décidé d’y participer pour vous faire découvrir les premières lignes d’un livre, chaque semaine. Je n’ai pas encore terminé le livre dont je vais vous parler (il me reste encore 100 pages), mais il frôle le coup de coeur pour l’instant ^^’ ! Ce que j’aime dans ce bouquin ? Son ambiance et la mise en parallèle de deux histoires de vie qui m’emportent à chaque mot. 😍


 

Résumé : 

Allemagne, 1944. Malgré les restrictions, les pâtisseries fument à la boulangerie Schmidt. Entre ses parents patriotes, sa sœur volontaire au Lebensborn et son prétendant haut placé dans l’armée nazie, la jeune Elsie, 16 ans, vit de cannelle et d’insouciance. Jusqu’à cette nuit de Noël, où vient toquer à sa porte un petit garçon juif, échappé des camps …
Soixante ans plus tard, au Texas, la journaliste Reba Adams passe devant la vitrine d’une pâtisserie allemande, celle d’Elsie … Et le reportage qu’elle prépare n’est rien en comparaison de la leçon de vie qu’elle s’apprête à recevoir.


 

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Premières lignes :

Bien longtemps après que le fourneau d’en bas avait refroidi et que celui d’en haut avait chauffé, que tout le monde s’était blotti dans les draps de coton, elle sortit délicatement les pieds de sous le couvre-lit fin et s’avança sans un bruit dans le pénombre. Elle ne mit pas ses chaussons de peur que leur claquement ne réveille son mari endormi. Elle s’arrêta un instant devant la chambre des filles, la main sur la poignée, et tendit l’oreille. Un léger ronflement lui parvint, sur lequel elle accorda sa respiration. Si seulement elle pouvait arrêter les saisons, oublier le passé et le présent, pousser la porte et se glisser à côté d’elles comme avant. Mais elle était incapable d’oublier. Son secret l’éloigna, la guida vers les marches étroites qui grinçaient sous son poids.