Premières lignes #6.

J’ai décidé de démarrer ce rendez-vous car si je fais ce blog, c’est avant tout pour partager. Bien souvent pour me décider avant d’acheter un livre, je regarde la couverture, le résumé et lis les premières lignes pour me faire une idée du style de l’auteur. Ce rendez-vous a été initié par le blog Ma Lecturothèque , j’ai donc décidé d’y participer pour vous faire découvrir les premières lignes d’un livre, chaque semaine. J’ai lu ce livre il y a quelques années, pourtant son souvenir reste encore impérissable. Je ne crois pas qu’il est très connu sur la blogosphère, alors je me permets de vous le faire découvrir. Une histoire bien construire, des personnages attachants ainsi qu’une plume imagée et poétique, voici Terrienne de Jean Claude Mourlevat (éditions Gallimard jeunesse).


Résumé : 

Tout commence sur une route de campagne…
Après avoir reçu un message de sa soeur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et… passe de « l’autre côté ». Elle se retrouve dans un monde parallèle, un ailleurs dépourvu d’humanité, mais où elle rencontrera cependant des alliés inoubliables. Pour arracher sa soeur à ce monde terrifiant, Anne ira jusqu’au bout, au péril de sa vie.
Et se découvrira elle-même: Terrienne
Vous ne respirerez plus jamais de la même manière.


 

terrienne-mourlevat
Premières lignes :

Etienne Virgil n’allait pas bien quand il fit la rencontre, au début de l’automne, de cette jeune fille qui s’appelait Anne Collodi. Elle tendait le pouce sur la route départementale 8 entre Saint-Etienne et Montbrison, dans ce secteur qu’on nomme ici la Plaine. Plus loin, vers l’ouest, il y a les monts du Forez. S’il fait beau, on les voit devant soi, à l’horizon, vert sombre et bleutés, et on se dit forcément qu’on devrait y aller, que ça a l’air très beau. Mais ce matin-là, on ne les voyait pas, le ciel était gris et bas. Il bruinait.

Elle se tenait sur le bas-côté de la route, à la sortie de Sury-le-Comtal, bien campée sur ses jambes et faisant face au trafic. Il n’avait pas l’habitude de prendre des auto-stoppeuses et, s’il le fit ce jour-là, ce fut parce que celle-ci avait apparement le même âge que sa petite fille Louise.