Premières lignes #7.

J’ai décidé de démarrer ce rendez-vous car si je fais ce blog, c’est avant tout pour partager. Bien souvent pour me décider avant d’acheter un livre, je regarde la couverture, le résumé et lis les premières lignes pour me faire une idée du style de l’auteur. Ce rendez-vous a été initié par le blog Ma Lecturothèque , j’ai donc décidé d’y participer pour vous faire découvrir les premières lignes d’un livre, chaque semaine. Cette fois-ci je tiens à jeter les projecteurs sur un livre que j’ai adoré à cause de sa poésie et de l’imagination de l’auteure. Il a aussi fait pas mal parlé de lui, et je tiens directement à dire que ce n’est pas une romance bateau, c’est l’histoire du cheminement de deux âmes qui se perdent sans cesse et parfois se retrouvent. Enfin, lisez au moins quelques lignes, vous verrez bien ce que je veux dire ! 😊


 

Résumé : 

Bo et Hama travaillent dans la même usine. Elle est ouvrière de jour, lui, forgeron de nuit. Dès le premier regard, ils tombent follement amoureux. Un matin, une catastrophe survient et ils doivent fuie la ville dévastée. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers des territoires inconnus…
Mais quand l’ombre a pris la place de la lumière, l’amour suffit-il à nous garder vivants?
Porté par la grâce d’une écriture ciselée, un grand roman d’aventure en forme de conte moderne.
Rare, puissant hypnotique.
Par l’auteur du Temps des miracles et des Larmes de l’assassin.


 

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Tant que nous sommes vivants – Anne Laure Bondoux

 

 » Prologue

Nous avions connus des siècles de grandeur, de fortune et de pouvoir. Des temps héroïques où nos usines produisaient à plein régime, où nos villes se déployaient jusqu’aux pieds des montagnes et jetaient leurs ponts par-dessus les fleuves. Nos richesses débordaient alors de nos maisons, gonflaient nos yeux, nos ventres, nos poches, tandis que nos enfants, à peine nés, étaient déjà rassasiés. À ce moment sublime de notre histoire, nous n’avions peur de rien. Autour de nous, des plaines fertiles s’étendaient à perte de vue. Nos Drapeaux flottaient, conquérants, aux sommets des hautes tours que nous avions bâties, et aveuglés par l’éclat de notre propre triomphe, nous avions la certitude que chaque pierre posée demeurerait là pour l’éternité. «